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Message de Mgr Georges Pontier, administrateur apostolique, aux baptisés du diocèse de Paris

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Le 2 décembre, le pape François a nommé Mgr Georges Pontier administrateur apostolique du diocèse de Paris.

Chers Frères et Sœurs, baptisés du diocèse de Paris,

La renonciation à sa charge que Mgr Michel Aupetit a remise entre les mains du Pape dans le souci du bien du diocèse et la décision de celui-ci de l’en relever est une épreuve pour votre diocèse, pour Mgr Aupetit tout d’abord et pour vous tous. Prions pour lui et les uns pour les autres. Qu’aucune division, aucun propos inutile n’ajoutent encore à l’épreuve qui est assez lourde ainsi. Que chacun entre en lui-même et redise sa confiance à Celui qui est Maître du temps et des cœurs. Que chacun poursuive sa propre conversion et sa marche à la suite du Seigneur.

Le Pape François m’a demandé de vous rejoindre pour quelques mois comme Administrateur Apostolique du diocèse. Cela m’impressionne, mais je n’ai pas cru devoir m’y dérober. Je m’efforcerai de servir et de donner le meilleur de moi-même avec l’équipe épiscopale. Je sais que l’Église qui est à Paris est vivante, riche de ressources, de dynamismes de tous ordres. Je sais qu’ensemble à l’écoute du Seigneur, soutenus par le souffle de son Esprit nous allons poursuivre notre route, marqués par cette épreuve, mais conduits à plus d’humilité, de charité et d’espérance.

Le temps de l’Avent dans lequel nous venons d’entrer est un temps liturgique qui nourrit notre espérance en Celui qui ne cesse de venir, en Celui qui est Maître du temps et de l’Histoire. Il invite à l’intériorité, à la contemplation et appelle à la conversion. La figure de Jean Baptiste nous accompagnera, lui le précurseur. Le 8 décembre nous célébrerons l’Immaculée Conception de Marie et, quelques jours avant la fête de Noël, nous la retrouverons dans son accueil et sa confiance à Celui qui lui demande de mettre au monde le Sauveur, « Le Fils du Très Haut ».

Hier, 1er décembre, nous avons pensé à Charles de Foucauld. Le 15 mai nous nous réjouirons de sa canonisation. À l’église Saint-Augustin, il a rencontré l’Abbé Huvelin et sa prière, « Seigneur, si tu existes, fais que je te connaisse » a été exaucée dans l’abandon à la miséricorde du Père. Il fut au long du XXe siècle un inspirateur pour beaucoup. Dans son encyclique « Fratelli tutti », le Pape François rappelle son témoignage de fraternité universelle durant toute sa vie et jusqu’à sa mort. Les moines de Tibhirine s’en sont inspirés.

Enfin, à la demande du Pape François, toutes les Églises du monde sont entrées dans une démarche synodale : « Pour une Église synodale : Communion, participation, mission. » Poursuivons ensemble sur ce chemin déjà ouvert et si important pour que notre Église offre un visage toujours plus fraternel où chacun a sa place, se sente accueilli et écouté.

J’espère pouvoir vous rejoindre physiquement dès la semaine qui vient. J’ai quelques obligations à honorer.

Confions-nous à la prière des nombreux Saints qu’a donnés l’Église de Paris depuis son origine, à celle de Marie l’Immaculée, dans l’émerveillement de l’Amour qui jaillit du Sacré Cœur de Jésus.

À bientôt, prions les uns pour les autres.

+ Mgr Georges Pontier
Administrateur apostolique, le 2 décembre 2021

Source : https://www.paris.catholique.fr/message-de-mgr-georges-pontier.html

> Messe d’action de grâces pour remercier Mgr Michel Aupetit

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Quatre confirmations de paroissiens de Notre Dame de Bonne Nouvelle le samedi 27 novembre à Saint Sulpice

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[media-credit name= »Confirmations d’adultes 2021. © Marie-Christine Bertin / Diocèse de Paris » align= »aligncenter » width= »600″][/media-credit]

Confirmations des adultes du Diocèse le 27 nov 2021 à St Sulpice

Quatre adultes et jeunes de la paroisse Notre Dame de Bonne Nouvelle, après avoir suivi le parcours proposé au sein de la paroisse, vont recevoir le sacrement de la Confirmation des mains de notre archevêque, Mgr Michel Aupetit lors d’une célébration diocésaine le samedi 27 novembre 2021 à 17h en l’église Saint Sulpice : Aaron, Nolwenn, Paul-Marie et Matheus.

Nous les portons dans nos prières.

Photos de la célébration

Félicitations aux nouveaux confirmés !

Retrouvez toutes les photographies du Diocèse sur ce lien : https://www.paris.catholique.fr/confirmations-d-adultes-2021-50282

crédit photo : Antoine D. / ND de Bonne Nouvelle

Retour vers la page de la préparation à la confirmation des adultes (en cours de re-création, revenez dans qqs jours !)

Dernière mise à jour : 10 décembre 2021

Première publication : 26 novembre 2021

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Ordination diaconale de Josué Villalobos le 27 nov 2021 à St Germain l’Auxerrois

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[media-credit name= »Crédit photos : Antoine D. / ND de Bonne Nouvelle » align= »aligncenter » width= »600″][/media-credit]

Nous avons la joie de vous annoncer que Josué Villalobos qui a été séminariste à Notre-Dame de Bonne Nouvelle pendant plusieurs années a été ordonné diacre par Mgr Philippe Marsset ce samedi 27 novembre 2021 à Saint Germain l’Auxerrois.

Une délégation de paroissiens était présente :

[media-credit name= »Crédit photos : Antoine D. / ND de Bonne Nouvelle » align= »aligncenter » width= »600″][/media-credit]

Dernière mise à jour : 10 déc 2021

Première publication : 27 nov 2021

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Remise du rapport de la CIASE

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Le mardi 5 octobre 2021, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) a rendu son rapport aux évêques de France.

Après deux ans et demi de travaux, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) remet publiquement aux évêques de France et aux supérieurs des congrégations religieuses le rapport que l’Eglise lui a commandé il y a trois ans.

La mission de cette commission était :

  • d’établir les faits sur ces affaires terribles de pédophilie au sein de l’Eglise, depuis 1950, sur une période de 70 ans.
  • de comprendre pourquoi et comment ces drames ont pu avoir lieu et ont été traités.
  • d’examiner l’action de l’Eglise pour lutter contre la pédophilie et de faire des recommandations.

> Lire le message de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris.

Revoir la remise du rapport

Allocution de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France

Monsieur le Président,

Vous venez de remettre à sœur Véronique Margron, Présidente de la Conférence des Religieux et Religieuses de France et à moi-même, votre rapport après 30 mois de travail. À travers nous, vous le remettez aux supérieures et supérieurs majeurs et aux évêques de France. Votre rapport est rude, il est sévère. L’ampleur du phénomène des violences et agressions sexuelles dans la société et dans l’Église que vous décrivez est effarante.

À travers la prise de parole de M. Devaux et à travers votre compte-rendu M. le président, déjà, nous avons entendu la voix de personnes victimes.

Nous avons entendu leur nombre.

Leur voix nous bouleverse, leur nombre nous accable. Il dépasse ce que nous pouvions supposer.

Que tant de vies d’enfants et de jeunes aient pu être abîmées sans que presque rien en ait été repéré, dénoncé, accompagné, soigné, est proprement insupportable.

Nous mesurons aujourd’hui encore la force intérieure et le courage qu’il a fallu et qu’il faut à celles et ceux qui dénoncent les violences et agressions qu’ils ont subies.

Nous réalisons le nombre de ceux et de celles qui n’ont pu parler et qui ne peuvent ou ne souhaitent pas le faire.

Aux personnes qui ont été victimes de tels actes de la part de prêtres, de religieux, de religieuses ou d’autres personnes dans l’Église,

J’exprime ma honte, mon effroi, ma détermination à agir avec elles pour que le refus de voir, le refus d’entendre, la volonté de cacher ou de masquer les faits, la réticence à les dénoncer publiquement disparaissent des attitudes des autorités ecclésiales, des prêtres et des acteurs pastoraux, de tous les fidèles. Croyez que je suis le porte-parole des évêques.

Mesdames et Messieurs, personnes victimes qui vous tenez là au milieu de nous ce matin, vous, dont je connais le nom et le prénom de quelques-unes et de quelques-uns, vous avec qui j’ai travaillé et d’autres évêques avec moi au long de ces dernières années, mon désir en ce jour, est de vous demander pardon. Pardon à chacune et à chacun. Mais je sais qu’à travers vous, ce sont des milliers d’autres qu’il me faut évoquer, certaines ou certains empêchés à jamais de parler.

Nous, évêques, voulons assurer ceux et celles qui parleront un jour, quel qu’il soit, qu’ils seront entendus, écoutés, pris au sérieux et que leur parole ne restera pas sans effet. L’écart entre nos constats de ces dernières années, à travers les récits entendus ou lus, et les chiffres établis désormais par la CIASE nous persuade que le travail de purification nécessaire doit être poursuivi sans relâche.

La CIASE a accompli un travail formidable. Nous savons qu’il fut éprouvant tant la réalité à mettre au jour dépassait en horreur et en tristesse ce qui pouvait être attendu. Nous remercions la Commission dans son ensemble d’avoir mené à bien une telle tâche et chacun de ses membres qui a fait bénéficier la Commission de sa disponibilité et de sa compétence.

L’Église catholique en France leur doit à tous et à chacune et chacun beaucoup.

Nous remercions aussi les chercheurs de l’École pratique des hautes études et de l’Inserm, les sondeurs et les analystes de l’Ifop qui ont aidé la CIASE dans les parties plus techniques de son travail. Nous mesurons combien toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce rapport portent en eux profondément l’impact des faits qu’ils ont dû constater.

Le rapport de la CIASE, au-delà de la description chiffrée du phénomène, doit être lu avec attention. Nous, les évêques, allons y consacrer du temps en vue de notre assemblée plénière au début du mois de novembre et très au delà, bien sûr. Nous étudierons les analyses proposées et les préconisations faites, l’évaluation donnée des mesures que déjà nous avons prises.

Ce que nous avons décidé en mars dernier est déjà en partie mis en place : transformation de la cellule permanente en un Conseil pour la prévention et la lutte contre la pédophilie, engagement à la construction d’un lieu mémoriel, poursuite de l’écoute des personnes victimes à l’échelle des diocèses et des congrégations mais aussi à l’échelle nationale, mise en place d’un service de prévention et de lutte contre la pédophilie, avec un service d’écoute national et la création d’un tribunal pénal canonique national, un travail continué avec les personnes victimes et avec des experts en tous domaines.

Nous avions décidé de revoir notre manière de comprendre et de présenter le ministère sacerdotal, celui des évêques et celui des prêtres ; le rapport de la CIASE nous appelle à plus de lucidité encore. Le temps de la naïveté et des ambiguïtés est dépassé.

Avec les catholiques de France et tous les Français, nous découvrons l’effrayant tableau qui est mis ce matin sous nos yeux. L’intrusion d’un adulte dans le développement affectif et sexuel d’un enfant ou d’un jeune est toujours une violence qui produit un traumatisme que ce jeune en grandissant ne pourra surmonter qu’au prix de grandes et terribles dépenses psychiques et spirituelles. Lorsque l’adulte en question est un membre de la famille, un père ou un oncle estimé, le traumatisme est plus grand encore. Il est augmenté dans des proportions exponentielles lorsque l’auteur est un prêtre ou un religieux.

De ces faits, nous avons une vive conscience.

Nous invitons les catholiques à lire ce rapport, à le lire avec nous. Nous avons invité aujourd’hui des personnes représentatives des institutions de notre pays. Le résultat du travail de la CIASE intéresse toute la société. Il met gravement en cause l’Église catholique ; il apporte aussi des éléments de travail et de réflexion pour toutes les composantes de notre vie sociale.

Je voudrais, au nom des évêques, dire aux prêtres, aux religieux et religieuses, combien nous comptons sur eux et sur elles pour recevoir ce rapport et y puiser avec courage et force de quoi s’engager avec plus de justesse encore. Dans leur immense majorité, ils sont de bons serviteurs. Ils ont donné et donnent leur vie pour servir celles et ceux à qui ils sont envoyés par le Christ Jésus. Ils mettent tout leur être à la disposition du Seigneur pour que celui-ci apporte sa grâce à ceux et celles qui l’acceptent. Notre engagement à tous dans le célibat est un choix d’amour, de délicatesse, de respect, d’humilité. Que certains parmi nous aient pu ou puissent détourner leur ministère au service de leurs pulsions nous accable, nous déchire le cœur. Cela nous oblige aussi à nous examiner chacun plus que jamais pour vérifier les moindres de nos comportements. Nous avions décidé en avril dernier d’évaluer à nouveaux frais nos relations d’autorité. Dans l’immense recomposition pastorale que nos diocèses et nos congrégations religieuses vivent, nous recevons l’amère lumière du rapport de la CIASE comme une exigence de Dieu.

L’ampleur du phénomène des violences et agressions sexuelles mise au jour aujourd’hui par la Commission que les évêques de France et les supérieurs religieux ont voulue révèle que toutes les relations structurantes de l’humanité peuvent être déviées et se transformer en relations de prédation et qu’elles le sont, il faut le constater, dans une proportion qui ne peut pas être tenue pour négligeable. La paternité, la maternité, l’engendrement, la relation éducative peuvent toujours être dévoyées, tant peut être grande la force qui pousse un être humain à dominer, à détruire, à assouvir ses désirs, tant est complexe et parfois compliqué le chemin qui permet de devenir des hommes et des femmes de paix et de justice.

Nous implorons de Dieu sa grâce, c’est-à-dire sa consolation et sa force, pour que nous puissions laisser la lumière pénétrer les zones les plus obscures. Que jamais nous ne renoncions à la clarté. Que jamais nous ne nous résignions à l’ambiguïté. Nous travaillerons, en lien avec l’Église universelle, notre théologie du sacerdoce baptismal et du sacerdoce apostolique. Nous voulons encore et toujours servir le Christ en son sacrifice : il a donné sa vie pour ouvrir l’espérance que le mal et la violence ne l’emporteront pas au terme de l’histoire et que les petits et les oubliés de l’histoire seront les premiers dans la lumière.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort,
Archevêque de Reims,
Président de la Conférence des évêques de France

Source : https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/lutter-contre-pedophilie/519242-reception-du-rapport-de-la-commission-independante-des-abus-sexuels-dans-leglise-allocution-de-mgr-eric-de-moulins-beaufort/

Réaction du Pape François – 5 octobre 2021

« Le Saint-Père a été informé de la sortie du rapport de la Ciase, à l’occasion de ses rencontres, ces jours derniers, avec les évêques français en visite ad limina. Et c’est avec douleur qu’il a pris connaissance de son contenu », a informé dans une déclaration Matteo Bruni, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

« Ses pensées se tournent en premier lieu vers les victimes, avec un immense chagrin pour leurs blessures et gratitude pour leur courage de dénoncer. Elles se tournent aussi vers l’Église de France, afin que, ayant pris conscience de cette effroyable réalité et unie à la souffrance du Seigneur pour ses enfants les plus vulnérables, elle puisse entreprendre la voie de la rédemption », affirme encore Matteo Bruni.

« Par ses prières, le Pape confie au Seigneur le Peuple de Dieu qui est en France, tout spécialement les victimes, pour qu’Il leur accorde le réconfort et la consolation et afin que, avec la justice, puisse s’accomplir le miracle de la guérison ».

Source : www.vaticannews.va

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MOOC des catéchistes

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Les inscriptions au MOOC des catéchistes sont ouvertes sur https://mooc.formation-catholique.f… n’hésitez pas à encourager les catéchistes, les responsables d’aumônerie, les animateurs à s’inscrire mais aussi les parents et les grands-parents de vos paroisses car nous sommes tous catéchistes !

Une formation gratuite et interactive en 6 séances pour approfondir la foi de l’Eglise et en témoigner !

Lancement le 4 octobre 2021

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Voici le teaser :

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Diocèse de Paris

Interview de Mgr Michel Aupetit à propos de sa lettre pastorale “La fraternité au service de la mission”

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Interview de Mgr Michel Aupetit à propos de sa lettre pastorale “La fraternité au service de la mission” – Diocèse de Paris (catholique.fr)

Lettre pastorale de Mgr Michel Aupetit “La fraternité au service de la mission”

3 septembre 2021

Chers frères et sœurs, chers amis,

Depuis trois ans et demi que le Saint-Père m’a appelé à recevoir la charge du diocèse de Paris, bien des événements inattendus et désarmants se sont produits. En premier lieu, l’incendie de Notre-Dame. L’émotion considérable qu’il a suscitée en France et dans le monde a certes mis en lumière un fort attachement au patrimoine culturel et religieux mais plus profondément l’immense attente de nos contemporains relativement à l’Église du Christ. Si chaque détail lié à la reconstruction de l’édifice semble faire débat et suscite les passions, c’est que notre cathédrale représente bien autre chose. Elle est la mémoire religieuse de notre pays mais elle est, peut-être plus encore, le signe de l’avenir missionnaire de notre Église dont nous avons pu découvrir les intenses blessures. Mais n’est-ce pas du côté transpercé du Christ que jaillissent le sang et l’eau ? L’année suivante, la pandémie mondiale de la Covid-19 nous a révélé la fragilité de notre société et les limites de la condition humaine. Elle a frappé une civilisation, sûre d’elle-même, de la fulgurance des progrès techniques et de sa domination de la nature et des éléments qui la composent. L’individualisme exacerbé mis en place par cette illusoire autonomie nous avait fait oublier que la Terre est notre maison commune. Les gestes barrières et la distanciation nécessaire pour endiguer la propagation du virus, nous ont fait ressentir à quel point nous étions interdépendants et fondamentalement des êtres de relation. Tout ceci nous oblige à repenser notre relation au monde, à notre place dans la société et à l’immense trésor qui nous a été confié par le Christ, célébré dans les sacrements, et dont nous sommes appelés à être témoins. L’amour inconditionnel de Dieu pour chaque personne doit être connu de tous les hommes pour pouvoir construire cette civilisation de l’amour, chère au pape saint Jean-Paul II.

Face à ces défis et enjeux de société, nous avons, depuis presque un an, engagé une réflexion sur la mission propre du diocèse de Paris. En effet, nous avons la chance d’avoir un diocèse dynamique en raison du nombre de prêtres et de diacres encore important, de religieux et de consacrés qui œuvrent dans tous les domaines pastoraux de l’enseignement et de la charité, ainsi que de nombreux laïcs engagés et motivés. Je rends grâce pour l’investissement de chacun. J’ai eu l’occasion de percevoir les ressources considérables dont dispose notre diocèse : la vitalité de nos paroisses, les mouvements et communautés avec leurs charismes propres, les ressources de la formation des séminaristes et des prêtres mais aussi de l’ensemble du peuple de Dieu, les nombreuses initiatives au service de la solidarité et les œuvres de charité qui ne cessent d’interpeller nos contemporains. Les richesses humaines et religieuses invitent à reconnaître comment la recherche de vérité, de bonté et, aujourd’hui plus particulièrement la recherche de « beauté » inscrite dans la nature et dans toutes les formes d’expressions artistiques, est une médiation fondamentale pour contempler le Dieu fait homme. Comme l’affirmait déjà saint Paul VI lors de la clôture du Concile Vatican II : « Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans le désespoir. La beauté, comme la vérité, est ce qui apporte la joie au cœur des hommes, elle est ce fruit précieux qui résiste à l’usure du temps, qui unit les générations et les fait communiquer dans l’admiration. »

En raison de son histoire et de sa place singulière dans notre pays, Paris est regardé de manière particulière, non seulement par les chrétiens fervents mais aussi par de nombreuses personnes dans le monde, encore marquées par le foisonnement artistique, intellectuel et culturel de cette capitale. Nous avons, là aussi, à travailler pour que notre diocèse soit un lieu d’innovation dans ces domaines si importants pour l’évolution d’une civilisation. Le Collège des Bernardins, voulu par le cardinal Jean-Marie Lustiger, en est l’expression. Fondé sur la parole de Dieu comme source lumineuse de l’intelligence et de la créativité, il apparaît important qu’il soit le prototype d’une action pastorale renouvelée et audacieuse suivant les paroles du pape François dans son encyclique Fratelli tutti : « Un esprit de vrai dialogue se nourrit de la capacité de comprendre le sens de ce que l’autre dit et fait, bien qu’on ne puisse pas l’assumer comme sa propre conviction. Il devient ainsi possible d’être sincère, de ne pas dissimuler ce que nous croyons, sans cesser de dialoguer, de chercher des points de contact, et surtout de travailler et de lutter ensemble » (§ 203). Il s’agit bien de « dia-loguer », de découvrir par le logos qui habite le cœur de l’homme le chemin de vérité et de vie. Dans son discours adressé aux Bernardins, le pape Benoît XVI restituait la mission du Collège à la lumière de son histoire : « Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s’appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui est vraiment important et sûr. » C’est la parole de Dieu qui les a conduits à travers cette recherche du Seigneur au cœur du monde. Le cardinal Jean-Marie Lustiger nous a, en ce sens, laissé un magnifique héritage de formation. Puisse la parole de Dieu continuer à nous guider toujours davantage vers les extrémités de la Terre ou, selon les mots du pape François, vers de nouvelles périphéries.

Tout ce potentiel doit donc nous pousser à rechercher la volonté du Seigneur pour notre temps. Comme le rappelle Benoît XVI, cette recherche se vit dans la communion. À quoi sommes-nous appelés ? Comment pouvons-nous faire cela dans la confiance, la paix et l’unité ? Le travail engagé selon un processus synodal doit permettre à chacun de participer concrètement à l’élaboration de la vision pastorale pour les années à venir. Il s’agit, selon le titre de cette démarche « Mieux servir ensemble », de permettre à chacun d’y contribuer et de se l’approprier en répondant à l’appel du pape François sur la synodalité. Celle-ci n’est pas une action particulière pour un temps donné mais un état d’esprit à mettre en œuvre pour que l’ensemble du peuple de Dieu puisse devenir ce qu’il est fondamentalement par le baptême : une Église de « disciples missionnaires ».

Pour cela, il nous a semblé important de repenser l’organisation et la gouvernance du diocèse. En écoutant les attentes de tous ceux qui font vivre le diocèse de Paris, il est apparu clairement qu’il nous fallait être davantage présent sur le terrain pastoral et apostolique. Aussi, depuis le 1er septembre, nous avons réorganisé le travail des vicaires généraux. Il y a désormais quatre vicaires généraux spécifiquement dédiés aux territoires pastoraux suivant un schéma nouveau qui associe pour un même vicariat des doyennés de sociologie, de moyens humains et financiers différents. Nous espérons que ceci pourra permettre une plus grande unité ainsi que des rencontres et des collaborations plus fructueuses. À partir du travail commencé autour d’un premier diagnostic élaboré par des baptisés aux différents états de vie, les visites pastorales auront pour but, outre une plus importante proximité avec les acteurs de terrain, d’accueillir les premières réactions pour travailler et réfléchir à la mise en œuvre des orientations qui ont émergé de ces prémisses sur une nouvelle impulsion pastorale.

Dans les nombreuses rencontres que j’ai pu avoir avec nos édiles ou plus simplement en rencontrant les personnes de différents milieux, il m’est apparu que la priorité était de reconstruire la fraternité. Celle-ci est, en effet, le premier lieu de l’annonce l’Évangile : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples. » Il me semble important de construire une Église fraternelle, non seulement au service du peuple de Dieu, mais aussi du Salut du monde. C’est d’abord dans les paroisses que la mission s’incarne grâce aux bons soins du curé (curare) qui est le serviteur de l’action commune. Comment sommes-nous au service de la vocation de chacun ? Le maillage territorial ne rend pas raison à lui seul de la dynamique missionnaire qui se déploie dans les mouvements, associations de fidèles et initiatives nouvelles qui permettent aux charismes des fidèles de s’exprimer dans un élan évangélique des différents états de vie. Chacun exprime de manière particulière la totalité du Christ, prêtre, prophète et roi. Comment honorer davantage encore chacune de ces dimensions du baptême ? Sommes-nous assez au service de la vocation royale des fidèles ? Comment est-on un soutien pour le médecin chrétien, pour la sage-femme qui désire être fidèle à sa conscience, pour le chef d’entreprise et l’ouvrier qui veulent suivre la doctrine sociale, pour le chômeur à la recherche de travail, pour les pères et mères de famille soucieux de l’éducation de leurs enfants, pour les jeunes en quête de sens et de valeurs et pour ceux qui, comme nous le rappelait le cardinal André Vingt-Trois, ne nous demandent plus rien ? Comme intègre-t-on le charisme prophétique de la vie consacrée ?

Pour être fidèle à la demande du pape François et de l’enseignement de l’Église, il est nécessaire de mettre en place un mode de fonctionnement, respectueux de la vocation, de l’état de vie et du charisme de chacun, qui repose sur l’application chrétienne du principe de subsidiarité. Il convient de permettre à chacun de se sentir à sa place en contribuant pleinement à la mission universelle dans une démarche de synodalité où clercs, consacrés et laïcs travaillent ensemble et s’enrichissent mutuellement dans un esprit fraternel.

En contemplant notre histoire et en regardant les jaillissements spontanés que l’Esprit Saint distille aujourd’hui dans bien des endroits, il m’apparaît important de déployer des lieux de fraternité missionnaire fondés sur l’eucharistie et le partage de la parole de Dieu, où se fortifient la communion et l’unité pour nous ouvrir à l’amitié universelle. Le Seigneur Jésus nous a dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle mes amis. » Cette amitié divine qui dépasse tout ce que l’imagination humaine aurait pu espérer, nous conduit à comprendre que nous sommes d’abord une religion de l’amitié. À partir de la fraternité qui existe entre nous en raison de notre filiation divine qui nous conduit tous à avoir un même Père, nous avons à cultiver l’amitié avec chacun. Cette amitié fondée sur la gratuité du don doit permettre à celui qui n’arrive pas à franchir le seuil de nos églises, d’être accueilli gratuitement dans une profonde bienveillance. Cette fraternité au service de la mission nous entraîne à construire des lieux seuils pour que ceux qui ne nous demandent plus rien se sentent bienvenus simplement parce qu’ils sont ce qu’ils sont. Sans doute faudra-t-il repenser la manière dont nous accueillons ceux qui s’adressent encore à nous. Mais, suivant l’intuition et le désir du cardinal André Vingt-Trois, il nous faudra faire davantage en élaborant, en fonction des possibilités de chacun et par la grâce de communion toujours accessible, des lieux d’accueil gratuits où l’on peut vivre la fête, la dimension artisanale et artistique que chacun porte en soi, la recherche spirituelle ou intellectuelle qui marquent notre époque désorientée, enfin bref, des lieux où se manifeste la joie de l’Évangile.

C’est avec vous tous que je souhaite approfondir et mettre en œuvre ces deux visions pastorales – les fraternités missionnaires et l’accueil inconditionnel de tous – qui restent profondément liées. Il est nécessaire de construire, de plus en plus, des lieux de fraternité fondés sur la vie sacramentelle et le partage des Saintes Écritures qui, comme on le voit déjà dans bien des lieux, se déploient avec bonheur pour nous permettre de devenir davantage ce que nous sommes : les disciples du Christ. Il s’agit d’approfondir notre relation personnelle avec lui, de scruter ensemble la parole de Dieu en recevant des autres une lumière bienfaisante en se mettant ensemble sous la motion de l’Esprit Saint, d’édifier la communion par une liturgie joyeuse et profonde qui respecte l’acte divin. En vivant cela, nous pourrons construire une authentique fraternité qui sera le reflet de la présence du Christ au milieu de nous.

Mais une telle fraternité de disciples du Christ ne peut être que missionnaire dans le sens où elle s’ouvre à tous de manière inconditionnelle. Loin de nous enfermer dans un entre-soi mortifère, elle nous oblige à cette amitié universelle envers tous les hommes en mettant en place dans nos lieux pastoraux de nouvelles propositions qui attirent pour montrer que l’Église a été voulue par le Christ pour le bien de tous les hommes. C’est bien par attraction que se répand le message évangélique comme le rappelle le pape François dans son encyclique La joie de l’Évangile.

Nous devons pouvoir lancer des initiatives nouvelles et parfois surprenantes pour répondre à un tel défi. J’ai employé ce mot, peut-être incongru, de « start-up » du Bon Dieu pour dire combien nous avions à nous laisser guider par le Saint-Esprit dans les temps nouveaux que nous avons à vivre. C’est ainsi, qu’ayant constaté la grande détresse de beaucoup de nos contemporains, j’ai lancé ces grandes prières de guérison et de délivrance auxquelles ont répondu tant de gens d’origines diverses. Voilà pourquoi nous réfléchissons également à la manière dont nous pouvons servir nos frères humains dans les grands bouleversements de l’exercice médical, en particulier de la chirurgie ambulatoire qui va modifier complètement notre présence dans les hôpitaux et dans l’accompagnement des personnes malades à leur domicile. Chacun d’entre nous doit être attentif aux évolutions de notre société qui se transforme avec rapidité et peut déconcerter beaucoup d’entre nous. Quelle force de proposition pouvons-nous être dans la communication, dans les nouvelles formes du travail, dans le domaine de la solidarité, dans la formation des consciences et des intelligences, dans la recherche du sens de la vie ? C’est là que nous sommes attendus et que nous deviendrons missionnaires en portant un message lumineux, non seulement dans son expression écrite ou orale, mais dans la réalité de nos existences et dans la façon dont nous vivrons entre nous l’Évangile que nous avons reçu comme un trésor à partager.

Je souhaiterais que, pendant cette année, nous puissions tous nous emparer de ce sujet important afin de voir comment chacun, en fonction de ses charismes, de sa disponibilité, de ce qui est déjà heureusement construit dans ce sens, puisse déployer et innover audacieusement à partir des richesses existantes et du Don de Dieu, cette fraternité des disciples du Christ toujours à construire pour servir au nom de l’amitié divine une société qui, sans le savoir peut-être explicitement, recherche cette joie profonde d’une fraternité universelle où le « Christ sera tout en tous » comme le dit saint Paul.

Paris, le 3 septembre 2021
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

Cliquez ici pour télécharger la lettre pastorale de Mgr Michel Aupetit “La fraternité au service de la mission”

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Eglise catholique de France

Visite d’Emmanuel Macron à Lourdes

Ce vendredi 16 juillet 2021, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, visitera Lourdes.
Ce sera la fête de Notre Dame du Mont Carmel, date de la dernière apparition de la Vierge à Bernadette.
À cette occasion, de nombreuses personnes en France et à l’étranger ont prévu de prier le Rosaire pendant cette journée, pour la France, pour la conversion de notre Président et pour l’ensemble des dirigeants, afin que triomphent le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie sur notre pays.
Proposition :
9h00 : Mystères Joyeux
12h00 : Mystères Lumineux
15h00 : Mystères Douloureux
18h00 : Mystère Glorieux
Que Sainte Bernadette, Saint Joseph, la Très Sainte Vierge Marie intercèdent pour nous.

18ème et dernière apparition : jeudi 16 juillet 1858

Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte,
mais son accès est interdit et fermé par une palissade.
Elle se rend donc en face, de l’autre côté du Gave.
Elle voit le Vierge qui se présente à elle sous l’apparence de Notre Dame du Mont Carmel.
« Il me semblait que j’étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois,
je voyais seulement la Vierge, jamais je ne l’ai vue aussi belle ! »

recits_complet_des_apparitions_de_notre_dame_de_lourdes

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3 - Infos Diocésaines / Eglise Diocèse de Paris

Catherine Labouré, un cœur brulant de charité – Spectacle gratuit du 14 au 19 juillet 2021

En l’honneur du 190e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie

A la Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse

au 140 rue du Bac (Paris VIIe),

la Compagnie des Filles de la Charité est heureuse de vous inviter à son prochain spectacle :

Catherine Labouré, un cœur brulant de charité

Nous sommes  un 21 avril 1871, l’action est censée se dérouler dans la Chapelle de  la Maison de Reuilly où Sœur Catherine servait les pauvres et les vieillards. Elle fait le ménage de la chapelle, comme à son habitude, comme une fille de la Charité humble et discrète. Elle y est seule, et en ce 21 avril, à peine perturbée par les coups de canon qui grondent, elle se remémore -à voix haute- les grâces dont le Ciel l’a comblée mais pour une mission toute particulière : porter au monde la Médaille miraculeuse.

 

COMÉDIENNE : PRISCILLA CARONI

SCÉNARIO ET MISE EN SCÈNE : CHRISTOPHE EOCHE-DUVAL

VOIX OFF : HERVÉ BLANCHARD

PRODUCTION ET LUMIÈRES : REJOYCE ®

ARCHIVES ET COSTUMES : SR ANNE PRÉVOST,

SR MAGDALENA HÂRBU

CONSULTANT : JEAN-LUC DEBARD

PHOTO : ARNAUD STEMMER

INFOGRAPHIE: PHILIPPE NIKOLOV ET P`ÈRE ALEXIS CERQUERA T. CM

Equipe Artistique / biographies

Priscilla CARONI : Comédienne .

Licenciée d’Histoire et mère de 4 enfants. Élève pendant 4 ans au Cours Jean-Laurent Cochet, elle a suivi un stage à LAMDA (London Academy of Music and Dramatical Art) et six mois à Michelle Danner Acting School (Los Angeles). Passionnée par le théâtre, elle interprète et met en scène « Le Lever du Soleil » de Madame Simone en 2011, « Les Vignes du Seigneur » de Robert de Flers et Francis de Croisset en 2014 et 2015. Actrice au cinéma, elle a joué dans « Jeunesse aux cœurs ardents » de Cheyenne-Marie Carron en 2017.

 

Christophe EOCHE-DUVAL : Auteur et metteur en scène.

Conseiller d’État, passionné de spectacles vivants. Il dirige une troupe de théâtre amateur depuis 2003 avec de nombreux festivals à son actif. En 2016, il met en scène des Évangiles en deux spectacles, « Yeshua, ils le suivirent » et « Les Noces de Cana », puis en 2018 « L’Étoile de Bergers KoRav haro’him ». Il prépare actuellement, pour décembre 2020, une grande crèche vivante à Montmartre. Auteur du livre « Vous serez dans la joie » (Artège, 2017).

Dates des représentations – Juillet 2021 :

Mercredi 14 : 19h

Jeudi 15 : 19h

Vendredi 16 : 19h

Samedi 17 : 15h et 19h

Dimanche 18 : 15h et 19h

Lundi 19 : 19h

 

La représentation est traduite en plusieurs langues.

 


		Image pour Catherine Labouré "Un coeur brûlant de charité". Évocation des Apparitions

		Image pour Catherine Labouré "Un coeur brûlant de charité". Évocation des Apparitions

		Image pour Catherine Labouré "Un coeur brûlant de charité". Évocation des Apparitions

 

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3 - Infos Diocésaines / Eglise Diocèse de Paris

Confirmations du Diocèse de Paris 2021

Les confirmations du diocèse de Paris seront célébrées le 27 novembre 2021 à l’Eglise Saint-Sulpice.

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3 - Infos Diocésaines / Eglise Eglise catholique de France

Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie (25 mars 2021)

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« Seigneur, délivre-nous de la tentation de vouloir nous sauver nous-mêmes et sauver notre réputation ;
aide-nous à porter solidairement la faute et à rechercher des réponses humbles et concrètes en communion
avec tout le Peuple de Dieu. »

Pape François, février 2019

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Chers frères et chères sœurs,

Depuis l’an 2000 et surtout depuis 2016, tous vous entendez parler d’agressions sexuelles commises par des prêtres à l’encontre d’enfants ou de jeunes. Comme vous, nous avons honte pour notre Église. Vous vous sentez blessés dans votre confiance en elle. Vous continuez vos engagements de foi. Vos réactions sont diverses ! Vous comprenez que les évêques en parlent, réfléchissent à la manière d’accueillir au mieux les personnes victimes et d’agir envers les coupables… Vous avez entendu parler de la Commission indépendante mise en place par les évêques et la Conférence des Religieux et religieuses de l’Église de France (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, CIASE), confiée à M. Jean-Marc Sauvé et chargée d’enquêter sur ces faits, d’analyser la manière dont ils ont été traités et d’évaluer l’action de l’Église, notamment depuis les années 2000.

Au cours de notre Assemblée ordinaire de fin mars, nous avons pris des décisions importantes que nous voulons ici vous exposer. Elles complètent ou s’articulent avec celles que des diocèses, selon leur histoire et leurs possibilités, ont déjà prises. Un autre rendez-vous sera la remise du rapport de la CIASE à la fin du mois de septembre prochain.

Vous qui lisez ce document, peut-être avez-vous été victime ou témoin de faits d’agression ou de mauvais comportements de la part de clercs, de religieux ou de religieuses. Soyez sûrs de notre détermination à tout faire pour recevoir les témoignages, comprendre ce qui s’est passé, agir pour la justice et mettre en œuvre les mesures de prévention nécessaires. Peut-être, au contraire, n’avez-vous connu que des prêtres qui vous ont donné de la joie et de la confiance et des religieux et religieuses dont l’exemple, présent ou dans votre mémoire, vous réjouit et vous stimule encore.

À vous tous, nous voulons faire part de ce que nous avons appris ces dernières années. Nous vous présenterons ensuite trois séries de décisions importantes et nous vous lancerons un appel.

Ce que nous avons appris

Notre Église n’a pas toujours été une « maison sûre »

Des prêtres et des religieux ont commis des agressions sexuelles sur des mineurs, garçons ou filles. Des prêtres ont abusé de leur position sacramentelle pour exercer une emprise sur des jeunes et parfois leur faire subir des violences sexuelles. Ces faits sont avérés et indéniables. Le rapport de la CIASE nous permettra d’en évaluer l’exacte ampleur et de les situer par rapport à la situation globale de la violence sexuelle sur les mineurs dans notre pays. Mais ces actes ont été trop nombreux pour que nous n’y voyions que la part d’horreur commise par quelques individus pervers. Recensés sur une longue période et dans une population nombreuse, nous devons reconnaître qu’il y a là un fait social qui doit être regardé avec lucidité. Nous devons mobiliser nos forces, nos énergies, notre intelligence et notre volonté, pour créer une culture où de tels drames ne soient plus possibles, pour faire de l’Église « une maison sûre » selon l’expression du Pape François.

Dans les décennies passées, il est arrivé que ces faits soient dénoncés, traités par la justice de notre pays et que leurs auteurs soient sanctionnés par la justice canonique de l’Église. Il est aussi arrivé que ces faits soient connus, portés à la connaissance de certains responsables ecclésiaux, et qu’ils aient été traités seulement par une admonestation au prêtre mis en cause, une promesse par celui-ci de ne pas recommencer, et un déplacement dans une autre paroisse, avec trop souvent de graves récidives. Il est arrivé aussi que de tels faits ne soient pas connus du tout ni des autorités ecclésiales, ni des familles, les enfants victimes n’en parlant pas ou n’ayant pu en parler ou en ayant parlé mais sans être écoutés. La CIASE nous aidera à mieux connaître ces situations diverses.

Un aspect important de ces agressions sexuelles et de ces abus spirituels est qu’ils ont été commis pour une part par des prêtres, des diacres, des religieux ou des membres de communautés qui ont aussi incarné, pour certains, le renouveau de l’Église. Des figures considérées parfois comme exemplaires et inspirantes ont été démasquées. Ce fut pour tous une terrible déception. Des études sont ouvertes, qui devront être prolongées, pour comprendre comment de tels phénomènes ont pu avoir lieu et ne pas être repérés.

La justice de notre pays et la justice canonique doivent être saisies de ces faits graves et inacceptables.

Nous sommes aujourd’hui mieux informés des procédures et nous voulons les mettre en œuvre sans délai. Nous savons que la saisine de la justice, tant civile que canonique, est une obligation et un bienfait nécessaire.

L’ampleur du traumatisme

Nous avons aussi découvert, il faut le reconnaître, l’ampleur du traumatisme vécu par les enfants et les jeunes agressés. Des vies entières ont été bouleversées, rendues compliquées et douloureuses.

Aujourd’hui l’amnésie due au traumatisme, conséquence grave et durable vécue par les personnes victimes et particulièrement les jeunes victimes, est un phénomène connu, étudié et avéré. L’impossibilité de faire mémoire, due à ce phénomène, nous permet de mieux comprendre pourquoi la parole advient parfois très tardivement et douloureusement.

Grâce à des personnes courageuses et des associations, des adultes qui avaient été victimes enfants ou adolescents ont pu révéler leur histoire. Depuis quelques mois, il apparait aussi que de telles agressions ont pu avoir lieu et peuvent avoir lieu dans toute la société, y compris hélas dans les familles et dans tous les milieux, et notamment là où il y a œuvre d’éducation : la relation éducative peut se transformer en une relation de pouvoir et, alors, s’accompagner d’abus et d’une domination sexuelle.

En termes éthiques, ces agressions sont des actes contraires au commandement « Tu ne tueras pas », car ce sont d’abord des atteintes à la vie dont l’impact ne disparait pas, et non pas seulement des manquements à la juste relation éducative de la part des adultes. Commis par des prêtres ou des religieux, de qui l’enfant ou le jeune attend légitimement la bienveillance et la bienfaisance du Christ lui-même, la vie de l’Esprit-Saint et le pardon de Dieu, de tels crimes prennent une force particulière, a fortiori lorsqu’ils sont commis dans un cadre sacramentel ou lorsque le prêtre est un ami ou un membre de la famille. Ils peuvent détruire toute la vie, y compris la vie spirituelle. Nous, évêques, reconnaissons que nos prédécesseurs n’ont pas toujours été assez attentifs au sort des enfants agressés. Sans prétendre que nous aurions fait mieux à leur place et en leur temps, l’Évangile que nous prêchons et dont nous essayons de vivre nous enjoint à l’attention aux plus petits. Le Christ, notre Seigneur, nous avertit que le scandale devant Dieu n’est pas la perte de réputation d’une personne ou d’une institution mais le fait de faire tomber, d’abîmer un « petit » et de l’empêcher d’avancer vers la bonté du Père. Nous implorons humblement pardon pour tous les cas d’indifférence ou d’incompréhension dont des responsables ecclésiaux ont pu faire preuve.

La lumière apportée par le témoignage des personnes victimes

Tous frères et sœurs en Église, nous devons porter attention aux personnes qui ont été victimes de telles agressions. Souvent, nous l’avons dit, elles n’ont pu parler ou, ayant parlé, n’ont pas été écoutées parce que leur agresseur était estimé, voire vénéré, par leurs parents ou leur entourage familial et social, par la communauté chrétienne. Témoigner de ce qu’elles ont subi est extrêmement courageux et exigeant. Ceux et celles qui s’y risquent ont droit à notre admiration et notre gratitude. Dénonçant des faits commis dans l’Église et par des ministres de l’Église, ils et elles rendent à l’Église un immense service : celui de pouvoir faire la lumière sur des ténèbres qui l’habitent et qu’elle transportait sans le savoir ou sans vouloir le reconnaître et regarder cela en face. Désormais, nous pouvons être plus lucides. Cette lumière est un don de Dieu dans sa miséricorde, qui nous appelle tous à la sainteté.

Nous, prêtres et évêques, ordonnés, nous recevons du Christ Pasteur et Serviteur un « pouvoir sacré ». Pour vous, fidèles, qui, avec nous, recevez la grâce de la foi, ce « pouvoir » est source de vie, de consolation, de force, de paix et de liberté intérieure. Or, de ce pouvoir, il est possible d’abuser. Comme tout pouvoir, celui-ci peut servir à exercer une emprise et à établir un rapport de domination. Or, le Christ, dont nous voulons être les serviteurs, est le Seigneur infiniment chaste, infiniment respectueux des personnes en leur liberté la plus intime. Il n’a jamais permis ni supporté que ses disciples prétendent soumettre d’autres hommes ou femmes. A la lumière de ce qui a été mis au jour ces dernières années, nous sommes conscients que les modes d’exercice du ministère sacerdotal et épiscopal et le discours qui les soutient doivent être passés au crible et renouvelés pour un service plus vrai du Peuple de Dieu.

Le devoir de l’Église entière vis-à-vis des personnes victimes

Les personnes victimes, quel que soit leur âge, à partir du moment où elles ont parlé ont besoin d’avancer dans un chemin d’apaisement et de reconstruction. Il y a là pour nous tous, membres du Corps du Christ, un devoir impérieux lié à l’appartenance commune des victimes et de leurs agresseurs à notre Église. Comme pasteurs, nous sommes responsables d’agir pour contribuer, autant qu’elles le souhaitent, à accompagner sur leur chemin de vie les personnes qui ont été ainsi agressées. Nous sommes conscients aussi que des parents, des frères et sœurs, des familles, des conjoints et des enfants ont souffert. Nous sommes conscients encore que tous nous sommes blessés dans notre foi, notre attachement au Christ, notre confiance dans le sacerdoce apostolique. Comme nous, vous êtes ébranlés, interpellés et avec vous nous souffrons pour l’Église. Dans le même temps, étant membres du Corps du Christ, nous sommes responsables les uns des autres devant Dieu, au sens où chacun répond de tous les autres. Nous sommes en effet donnés les uns aux autres par le Seigneur comme frères et sœurs.

C’est pourquoi, frères et sœurs, les mesures que nous avons à prendre pour que de tels faits ne se reproduisent pas et pour aider les personnes victimes dans leur chemin personnel nous concernent tous. Elles n’auront de sens que si elles sont portées par nous tous. Nous, évêques, y avons travaillé depuis deux ans et demi notamment avec l’aide des groupes de travail mis en place à partir de janvier 2019 par notre Conférence avec la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) pour travailler sur la mémoire à garder de ces faits et de la manière dont ceux et celles qui ont été agressés ont pu survivre ; pour développer plus avant les mesures de prévention nécessaires ; pour recenser les étapes à suivre dans le traitement d’une plainte et accompagner les clercs accusés puis, le cas échéant, condamnés ou innocentés ; pour mettre au point le secours financier qui devra être proposé aux personnes victimes afin de les aider dans leur reconstruction quand elles en ont besoin.

Nous remercions vivement les personnes victimes qui ont accepté de travailler avec nous. Patiemment, nous avons appris à nous connaitre. Nous remercions aussi les professionnels et experts de la société civile qui nous ont aidés à avancer.

Nous nous sommes placés devant Dieu, scrutant ce qu’il attend de l’Église du Christ. Sa sainteté nous pousse à agir avec humilité mais aussi avec efficacité.

Ces mesures, nous les présenterons à la CIASE pour qu’à la lumière de ses études, elle les évalue et nous indique les ajustements nécessaires.

Nos décisions

Nous avons décidé trois séries de mesures lors de notre Assemblée plénière de mars 2021. Elles s’inscrivent dans une démarche générale destinée à franchir une étape décisive dans la reconnaissance de ces violences et la lutte contre ces abus.

  • Des mesures concernent notre relation avec les personnes victimes: nous devons et nous voulons les aider, humblement, dans les étapes et les moyens qui leur permettront d’avancer dans leur chemin de vie et de reconstruction.

D’où les décisions de :

  • continuer à travailler régulièrement avec les personnes victimes ;
  • sensibiliser et former de manière régulière à l’accueil et à l’accompagnement humain et spirituel des personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’Église ;
  • proposer aux personnes victimes un secours financier qu’une instance d’assistance indépendante sera chargée d’attribuer dans la limite de nos moyens, selon les besoins exprimés par chacune de ces personnes ;
  • améliorer la formation initiale et continue des prêtres et de tous les acteurs pastoraux, surtout ceux et celles qui travailleront auprès des jeunes ;
  • améliorer nos moyens de suivre et d’accompagner les prêtres coupables dans les différents moments de leur vie ;
  • créer un lieu qui gardera vive la mémoire des faits commis et de la manière dont les personnes agressées ont pu vivre cette épreuve. Ce que les personnes victimes demandent le plus est l’assurance que l’Église travaille vraiment pour que de tels drames ne se reproduisent plus. Le lieu mémoriel sera donc aussi un lieu pédagogique pour former les générations futures à la vigilance sur les dérives possibles du pouvoir spirituel ;
  • consacrer une journée à la mémoire de ces faits et à la prière pour les personnes victimes, chaque année, le 3ème vendredi de Carême.
  • Des mesures visent au renforcement de nos procédures de justice canonique. Celles-ci ne dispensent pas du recours à la justice étatique. Nous avons décidé de mettre en place un tribunal pénal au niveau national pour disposer des moyens nécessaires afin d’agir avec une efficacité qui a pu faire défaut jusqu’à présent.
  • Des mesures concernent l’organisation de la Conférence des évêques et s’ajoutent à celles prises depuis 2016 : nous mettrons en place un Service dédié « à la promotion de la vigilance et à la formation à la juste relation pastorale » ainsi qu’un Service national d’écoute.

Notre appel

L’appel que nous vous lançons est double.

Soyons tous vigilants et actifs pour faire de notre Église une « maison sûre »

Par la lecture de cette lettre, vous prenez avec nous la mesure du phénomène tel que nous l’avons découvert et compris. Il nous reste à recevoir le rapport de la CIASE. Des victimes parleront au-delà, bien sûr, car le temps de la parole ne peut être identique pour tous.

Le silence, l’indifférence, une déférence non ajustée, ne doivent plus l’emporter sur le devoir d’interpeller voire d’alerter quand est repéré un problème de comportement de la part de qui que ce soit : prêtre, diacre, religieux ou laïc, bénévole ou salarié, animateur ou participant, responsable ou fidèle, homme ou femme. Soyons attentifs autour de nous, acceptons de nous former, surtout dans l’exercice de responsabilités en contact avec des jeunes et des enfants. Soyons vigilants dans les paroisses, communautés, mouvements, les uns vis à vis des autres.

La conversion pastorale de nos diocèses nous offre des occasions de réfléchir sur nos modes de fonctionnement en diocèses, en paroisses, dans nos communautés et mouvements. A tous les niveaux nous devons nous interroger sur les possibilités de dérives, d’emprise, d’abus, de maltraitances voire de violences et vérifier qu’il existe des supervisions, des contrôles, des regards tiers, et la possibilité de la correction fraternelle entre nous.

N’hésitons pas à confier au Seigneur dans la prière ce sujet grave et important. N’oublions pas d’intercéder pour les personnes victimes et de demander le secours de Dieu pour son Église.

Aidons les personnes victimes

Au nom de l’unité du Corps que nous formons dans le Christ, nous devons ensemble apporter aux personnes victimes les aides dont elles ont besoin, et mettre en œuvre les différentes mesures ci-dessus exposées, nécessaires pour renouveler en vérité notre Église. Pour financer toutes ces actions de mémoire, de prévention, de soutien, il faut réunir les fonds nécessaires.

Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas utiliser les dons des fidèles à des fins que ceux-ci n’ont pas choisies. Par exemple, le Denier de l’Église ne sera pas employé à cet usage. Pour permettre à tous les baptisés de manifester leur fraternité et leur solidarité aux personnes victimes dans l’Église catholique, nous constituons un fonds de dotation spécifique qui financera l’ensemble de ces mesures et vérifiera le juste usage des sommes collectées. Nous évêques y contribuerons en premier lieu, à titre personnel. Nous appelons tous ceux d’entre vous qui le voudront bien, à y contribuer également.

Chers frères et chères sœurs, fin septembre prochain, la CIASE remettra son rapport aux évêques et à la Conférence des religieux et religieuses, qui l’ont créée ensemble. Ce sera un moment difficile pour ceux et celles qui ont été victimes de tels crimes. Ce sera pour nous tous, spécialement pour les clercs, pour les religieux et religieuses, un moment délicat.

Comme l’a souligné le Pape François dans sa lettre au Peuple de Dieu d’août 2018, « les abus sexuels, abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées (est) un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les personnes victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants.(…) L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que Peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et leur esprit. (…) Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage ».

Dans le droit fil de cette invitation du Pape, nous vous avons, dans cette lettre, partagé ce que nous avons découvert et mieux compris et nous vous avons confié nos engagements, nos résolutions. Ils n’ont de sens, ils ne seront efficaces, que s’ils deviennent aussi les vôtres.

Nous vous exprimons notre honte et notre tristesse que ceux qui auraient dû être des pasteurs vous conduisant aux sources vives, aient pu être des dangers, destructeurs des « petits » confiés par Jésus. Nous renouvelons notre demande de pardon. Si vous n’avez pas été atteints par de tels faits, nous vous demandons de vous tourner avec nous vers ceux et celles qui en ont été victimes. Disons notre commune désolation devant les crimes commis et subis et notre profonde humiliation que des membres du Corps du Christ aient été si peu attentifs et parfois si peu prêts à entendre et à accompagner. Nous nous remettons au Seigneur qui juge et qui guérit et nous acceptons d’avance la lumière crue qui sera jetée sur notre Église. Pleins d’espérance aussi, nous croyons que cette vérité peut servir le renouveau que Dieu veut.

Nous exprimons notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres, diacres, consacrés hommes et femmes qui se donnent chastement pour le service du Royaume de Dieu, pour tous les baptisés qui sont sur le chemin de Vie avec le Christ. Nous rendons grâce pour la confiance que vous nous faites et surtout pour votre foi dans le Seigneur Jésus, qui en notre chair a vaincu la mort.

Les évêques de France
25 mars 2021

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